Comment assècher un mur humide dans votre habitation ?

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Un mur humide peut être la conséquence d’un dégât des eaux ou d’une mauvaise gestion du degré d’humidité. Pour traiter l’humidité contenue dans un mur, il est possible d’utiliser la technique d’assèchement mur. Au même titre que le drainage, l’injection de résine et le cuvelage, elle permet d’assécher les murs d’une maison, d’un local commercial ou d’une cave.

Les différentes techniques d’assèchement d'un mur

Aujourd’hui, il existe plusieurs solutions d’assèchement des murs. Elles sont utilisées en fonction de la sévérité du problème.

- La centrale d’assèchement

Cette solution est l’une des plus utilisées pour lutter contre l’humidité des murs causée par les remontées capillaires. Son but est de neutraliser la cause de l’humidité. Elle est mise en œuvre grâce à un boîtier électronique, appelé « centrale d’assèchement », placé directement sur le mur. Ce boîtier est généralement relié à des électrodes fixées dans l'épaisseur du mur à des niveaux précis. Il est actif sur 15 mètres.
Rappelons que chaque mur génère de façon naturelle une différence de potentiel électrique à partir du sol. Ce champ magnétique propage l'humidité au travers de la porosité du mur. Ce phénomène appelé « électro-osmose » entretient la différence de potentiel. Pour refouler l’eau dans le sol, la centrale d'assèchement génère un courant électrique contraire à celui émis par le mur. En effet, ses électrodes émettent dans le mur des impulsions électriques vers le sol. Une inversion de la polarité des champs électromagnétiques se produira dans le mur pour chasser l'eau vers le sol.
Dans certains cas, les fabricants ajoutent une solution hydrophobe au mécanisme d’inversion de polarité pour mieux repousser l’eau et par conséquent avoir une meilleure efficacité.

La centrale d'assèchement de mur présente plusieurs avantages :
• Il s’agit d’un procédé écologique ;
• Le procédé n’abîme pas les murs, car il n’émet pas de vibrations et ne nécessite par un forage ;
• Cette technique est pratique et efficace pour le traitement ;
• Elle est adaptée aussi bien aux murs fragiles qu’anciens.
Toutefois, la centrale doit fonctionner en permanence pour assurer un assèchement optimal.

- La technique d’assèchement par évaporation

Moins efficace que la centrale d’assèchement, cette technique permet de diminuer l’humidité présente dans les murs par évaporation. Il s’agit de procéder à la création d’un champ électrique de très basse intensité. Pour y arriver, il faut fixer une bande de cuivre dans le mur et un peu en dessous une bande de zinc qui sera reliée à la terre. Ce dispositif crée un barrage par électrolyse et empêche l’humidité de monter dans le mur. Par la suite, le mur s’assèche progressivement par évaporation naturelle.

- L’assèchement par injection de substances chimiques

L’objectif de la technique d’assèchement par injection de substances chimiques est d’agir directement sur l’effet. Par exemple, l’injection de résines dans une zone bien localisée dans le mur permet d’agir directement l'effet constaté.

Les critères à prendre en compte avant de choisir un professionnel

L’assèchement mûr est une démarche qui ne s’improvise pas. Si vous procédez par assèchement pour régler vos problèmes d’humidité, commencez par faire appel à un expert pour un diagnostic humidité préalable. Il mettra tout en œuvre pour chercher les traces d’humidité dans chaque pièce de votre appartement ou votre maison, y compris la cave. Ce qui lui permettra de déterminer les causes et de proposer un traitement humidité adéquat.

Avant de choisir un expert dans le domaine du traitement de l’humidité, pensez à vérifier certains détails :
• La gratuité des frais de diagnostic, car ils sont généralement compris dans le coût total de la prestation ;
• L’existence d’un cahier des charges comprenant l’assèchement mûr, le contrôle périodique, la prise en compte et le suivi d’un éventuel traitement des sels hygroscopiques.
• Les garanties contractuelles proposées par le professionnel ;
• La couverture effective des assurances mentionnées ;
• La véracité des références mentionnées et ceux sur plusieurs années. Si possible, ces références doivent être vérifiées sur des bâtiments comparables.